L'Abeille

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SRBH – 15 septembre 2011 – Imperia (Italie)

Ici, tout va plus vite. Les voitures, les gens, la langue, mais également le temps !

 

Apres 24 heures de ferry pour rejoindre Venise (dans la brume, cf. photo), me voici arrivé dans un tout autre monde où les ruines ont fait place aux châteaux, le plus souvent datant du Moyen Âge, où les peintures, sculptures et autres ornements datent quand à eux de la Renaissance (en majorité, bien entendu).

 

Mais le choc est grand : se retrouver dans ce monde, devoir reprendre des habitudes quelque peu oubliées, admirer les panneaux publicitaires longeant les routes, avoir le plaisir de débourser plus de 4 euros (parfois plus) pour un soda en terrasse... Que du bonheur...

 

Mais, pour le reste, l'Italie est à la hauteur de ses promesses et, bien que l'itinéraire choisi vise a éviter les grandes villes (à l'exception de Gênes) et à remonter la plaine du Po, d'un kilomètre à l'autre, le décor change, les couleurs s'accentuent ou se fanent en fonction des heures et le patrimoine est unique. Certes, la nature est peut-être un peu délaissée sur cette voie mais les vestiges rendent le trajet unique. L'agriculture intensive battant son plein, on est loin des troupeaux de moutons ou de bovins qui déambulaient il n'y a pas si longtemps, le long (ou sur) les routes. Mais, bon, c'est notre monde (ou presque) et, bizarrement, celui où je commence à me sentir le plus étranger. Qu'est ce que ce sera en France ?

 

Venise est peut-être la seule ville où tous les touristes sont chics mais où la ligne d'horizon est constamment (ou presque) occupée par des maisons, palais ou autres constructions. Padou offre un dédale citadin unique mais trouver la basilique de St Antoine n'est pas aisé (les initiés comprendront cette superbe blague). Quant à Crémone, les apprentis musiciens parcourent les rues, tandis que les soirées résonnent de concerts, cherchant à faire revivre l'âme d'un ancien citoyen nommé Stradivarius... Gênes est la porte sur la riviera où, d'un seul coup, le béton semble procession de la côte et ne plus s'arrêter.

 

Demain, ce sera la France, et lundi ou mardi la fin de mon voyage avec un terminus à Marseille. J'appréhende de plus en plus ces deux instants ; tout semble maintenant très proche, trop ???

 

Comme d'habitude, quelques photos chargées.

 

 

Here, everything is faster. Cars, people, language but also the time!

 

After 24 hours to reach a foggy Venice (cf. photo) on a ferry, here I am, in a different world where ruins are now castles from middle-age, and paintings, sculptures or ornaments have been realized (for the majority) from the renaissance.

 

But the shock to arrive here is huge. I have to remember some old habits, to appreciate publicities along roads, and to have the pleasure to spend 4 Euros for a drink on a terrace.

 

But for the rest, Italy shows me a very pleasant face, and despite the fact that I avoid as much as possible big cities, following the Po river was a great experience, observing a lot of remains, enjoying the colors... But it is true also that intensive agriculture is the one of the key activities, and vast fields of corns (or others) took the place of cows and sheep, now put away in industrials and automatics stables. But, it is our world even if I start to feel as a stranger.

 

Venice is the only city where "all" tourists are smart, but the skyline is always filled with buildings or palaces. Padova offers a unique city labyrinth and Cremona is still resonating with sounds of Stradivarius. Then Geneva, the beginning of a concrete line on the coast that never ends...

 

Tomorrow France, and Monday or Tuesday final arrival in Marseille... I really start to apprehend. It seems so close, too close?

 

New photos loaded.



16/09/2011
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