L'Abeille

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SRBH – 14 mai 2011 – Turquie (Tatvan)

Quelques petites infos en direct de Tatvan, à quelques 150 kilomètres de Van, en plein cœur du Kurdistan. Il fait froid, très froid, il pleut et je me suis même retrouvé en pleine tempête de neige en faisant un peu de tourisme dans les montagnes. Bref, être coincé me donne l'occasion d'écrire car, avec ce temps, il est impossible de mettre le nez dehors !

 

Mais mission presque accomplie : j'ai trouvé des chevaux, dans un village qui n'existe pas, à huit kilomètres de la frontière iranienne, sur les anciens chemins de passeurs. Mais pourquoi presque ? Car, pour traverser la Turquie à cheval, il faut... des papiers spéciaux pour les chevaux ! Et il est évident que les paysans n'en ont pas. C'est donc reparti pour des batailles administratives. Ça devient épuisant. On vit de plus en plus dans un monde aseptisé, où plus personne ne veut prendre de responsabilité et où les lois servent de « pare-feu » à l'individu. On pourrait dire que tout ce qui n'est pas écrit est interdit.

 

J'en saurai un peu plus d'ici quelques jours pour savoir si je dois me remettre à chercher des chevaux ou pas, encore me battre pour quelques feuilles, pouvoir avancer ou acheter un vélo...

 

En attendant, je découvre une région d'une rare beauté, sauvage mais chaleureuse, où le peuple est ici Kurde avant d'être Turc. Les villes n'ont rien d'attrayant, mais nature et villages mélangent authenticité et hospitalité. Pas un Kurde (pardon, un Turc) qui ne s'intéresse à ce que je représente (un touriste), qui n'offre sa tasse de thé ou qui me parle de foot. Les maisons faites de briques, terres et bois, sont entourées de moutons, ânes et chèvres, subissant un climat rigoureux, rançon de pâturages verdoyants. Les hauts sommets déchirent les airs de leurs pics noirs, telles des sentinelles au « garde-à-vous », veillant tranquillement sur les torrents impétueux qui creusent lentement les profondes vallées.

 

Mais cette région est encore considérée comme étant en guerre et il n'est pas rare de subir d'importantes fouilles ou de croiser des chars au pied de lieux jugés « stratégiques ».

 

 

Some words from Tatvan, small city at around 150 km from Tatvan, in the heart of the Kurdistan! It is cold, very cold, it rains and I was nearly stopped in the middle of a snowstorm. But at least I have the time to write, as going out with this weather is impossible!

 

Mission nearly accomplished. I found horses in a little village in the middle of nowhere, at 8 km of the Iranian border on an old smuggler path! But nearly, because to cross Turkey by horses, I need some specifics papers for horses. Let's start again for administrative battles. We are living more and more in a word where nobody wants to take some responsibilities, and where laws are acting as a "fire-wall". We could say that "what is not written is forbidden". In few days I will know if I am able to get those papers, to search others horses, or to buy a bike...

 

During this time, I discover an amazing region, wild but "warm", where the population is Kurd before being Turkish. Cities are not attractive, but nature and villages are a mix of authenticity and hospitality. Not a Kure (sorry a Turkish) who is not interested by what I am (a tourist), who doesn't offer his cup of tea, or who speaks about football. Houses are made of briques, mud and woods and surrounded by sheep and donkeys, suffering from a harsh climate, price to pay to graze a green and rich grass. Black highs picks are dominating some deep valleys where some strong torrents are digging their way to the sea.

 

But this region is still considered as being in war, and complete check of vehicles, or tanks standing close by "strategic" position are a daily reminder.



14/05/2011
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